Neo futur, Stéphane,
Merci pour vos retours et pour le partage d’expérience, qui est clairement solide et maîtrisé. On sent le vécu, la sueur, et c’est précisément ce qui fait la valeur des architectures que vous décrivez.
Je vais tenter de répondre simplement aux deux questions posées, sans posture ni opposition de principe.
1. « Comment inspirer la confiance sans être open source ? »
Notre position n’est pas anti–open source. Sur chaque affaire, nous ne nous opposons jamais à une alternative open source, et nous les citons d’ailleurs régulièrement quand elles sont pertinentes.
Mais notre constat terrain est le suivant :
notre marché ne cherche pas prioritairement une réponse “par l’open source”.
À tort ou à raison, les équipes chez nos clients — principalement collectivités, acteurs publics, PME/ETI sensibles aux enjeux de souveraineté — n’ont ni le temps ni la capacité organisationnelle d’intégrer, maintenir, auditer et faire évoluer une chaîne de sauvegarde open source complète.
Ce n’est pas une question de compétences.
C’est une question d’arbitrages permanents :
• sécurité globale,
• exploitation,
• conformité,
• continuité de service,
• gestion des incidents,
• ressources humaines limitées.
Le stockage de sauvegarde n’est qu’un sujet parmi d’autres, rarement prioritaire… jusqu’au jour où tout tombe.
Dans ce contexte, une partie de la confiance est délibérément déléguée à un éditeur spécialisé, identifié, responsable juridiquement, vers lequel on peut se retourner si nécessaire.
C’est un choix organisationnel, pas idéologique.
2. « Par rapport aux nombreuses alternatives open source, qu’apportez-vous de plus ? »
Pas “mieux”, pas “plus malin”, mais différent.
DATIS ne cherche pas à remplacer un empilement open source bien opéré comme celui que vous décrivez. Ce serait illusoire et inutile.
Notre apport se situe ailleurs :
• une infrastructure de stockage souveraine, pas un logiciel de backup ;
• une décentralisation native, fondée sur un réseau d’appliances réparties entre clients, et non sur un point central ;
• une sécurité intégrée par design (chiffrement, fragmentation, redondance) sans dépendre de briques hétérogènes ;
• une résilience contractuelle et opérationnelle, pensée pour des équipes qui ne peuvent pas “faire de la sueur” en continu ;
• et une sobriété mesurée, documentée, qui compte réellement dans certains arbitrages publics.
Là où votre approche repose sur une excellente maîtrise interne (et elle force le respect), la nôtre vise des organisations qui savent qu’elles ne pourront pas atteindre ce niveau d’exigence en interne, même avec la meilleure volonté du monde.
En résumé
Il ne s’agit pas de dire :
• « open source = mal »
• « solution éditée = mieux »
Mais plutôt :
• deux cultures,
• deux réalités opérationnelles,
• deux réponses à des contraintes différentes.
Et au final, la même question que vous posez très justement :
à quel prix estime-t-on ses sauvegardes ?
Selon les organisations, la réponse n’est simplement pas la même.
Merci encore pour l’échange, et pour le ton respectueux du débat.
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